... Editorial
De la conception à la livraison, c’est une histoire qui s’écrira grâce aux choix des couleurs, la fonction des matières et des patines, l’agencement du mobilier, la ponctuation des accessoires, la disposition des lumières, la création des transparences.
Des semaines de réflexions, de recherche, d’organisation, à modifier et camoufler, illustrer et interpréter, pour qu’au final, le décor se présente tel un tableau, une toile grandeur nature que découvriront les acteurs, le réalisateur et qui devra être en phase avec leur imaginaire.
Lire un scénario d’Olivier Marchal, c’est plonger immédiatement dans un univers. Celui de MR73 est une tragédie.
La brigade du SRPJ de Marseille et surtout Louis Schneider sont des êtres aux destins brisés, encombrés d’histoires trop lourdes, trop noires. Coupés du monde des vivants et devenus des êtres fantomatiques, résignés, pour qui sans doute, s’installer dans des lieux dénués d’humanité est une évidence.
C’est en insistant surtout sur les tonalités sombres, les patines chargées, les craquelures, les fêlures, que j’ai illustré cette histoire d’êtres et d’âmes mélancoliques, blessées, tendues, déglinguées. Des lieux dénués de lumière puisqu’elle ne leur est plus accessible. Une friche industrielle et des intérieurs dépouillés de tout artifice pour marquer l’intemporalité du récit.
Un univers expressionniste, stylisé, avec une notion « Rimbaldienne », évoquée essentiellement par le personnage principal Louis Schneider.
Deux mondes s’affrontent dans l’ombre. Les services secrets français d’une part et une importante organisation terroriste de l’autre. SECRET DEFENSE étant un sujet au cœur de l’actualité, Philippe Haïm tenait à une ambiance très réaliste. Le centre de a DGSE est un blocus impénétrable, à l’intérieur se trame tous les secrets d’Etats. L’absence volontaire d’ouverture (fenêtres, baies vitrées, velux, soupirail), rendant la lumière naturelle impénétrable. Des matières urbaines et intemporelles telles que le verre et le béton. Des couleurs neutres. Une implantation labyrinthique nous confronte à la complexité du lieu, des différents services et des dossiers traités. La partie du film se situant à Paris, a été traitée avec une notion d’enfermement, soulignant le contraste avec la lumière extérieure du Moyen Orient. Les tonalités, orientées essentiellement dans une gamme de gris, de noires pour l’administration. Bleus et verts pour l’univers de Diane et de Pierre, illustrant ainsi le parallèle de leur histoire. L’ocre pour l’appartement de la mère de Pierre et la chambre de Diane (DGSE) annonce les couleurs à venir en Orient, anticipant la mission respective des deux recrues. Les séquences se situant en Syrie, en Afghanistan, au Liban et en Jordanie ont été tournées à Casablanca et à Ouarzazate.
Lors de notre première rencontre, Olivier Marchal me parlait de son scénario, du choix de ses acteurs et son intention d'un style très épuré, très élégant, évoquant Heat de Michael Mann.
Malgré tout, le bâtiment du 36 étant situé à Paris, nous devions exploiter l'architecture et les ambiances urbaines qui étaient propres à cette ville: ponts, bâtiment du 36 quai des Orfèvres, quartier de Belleville...
Sensibilisée par l'élégance de Heat , je trouvais jubilatoire de pouvoir signer l'ambiance de décors d'un film policier français sans tomber dans le cliché d'un hyper réalisme dénué de stylisation.
Traités essentiellement avec des tonalités de gris, de vert kaki, de noir, les décors en studio ont été conçus de façon à rester proche d’un certain réalisme tout en sublimant le traitement et le meublage, offrant ainsi une ambiance esthétique et élégante.
Yves Marmion, producteur chez UGC m’a présenté Frank Magnier et Alexandre Charlot pour concevoir et réaliser les décors de leur premier film Imogène.
Les réalisateurs tenaient beaucoup à garder l’humour uniquement dans le récit et non traduit dans le décor ou les costumes.
Le film se situe au début des années 60 en Angleterre et en Ecosse, je proposais de traiter le style à partir de la fin du 19e jusqu’en 1950, et marquer la modernité seventies pour la deuxième partie de l’appartement Imogène.
Je me suis beaucoup inspirée du film l’étrangleur de Boston pour la diversité et le réalisme des décors intérieurs.
Pour le traitement des décors en studio, j‘ai préféré charger les mûrs de matière et de brillance plutôt qu’user des patines. (référence aux films d’Alfred Hitchcock). Le choix des papiers peints m’a été très utile pour marquer l’époque.
L’exercice le plus difficile sur ce film était de limiter au maximum la location ou l’achat de mobilier et accessoires en Angleterre. Le bureau « Partners » de Woolish introuvable en France a fait l’objet d’un transport de Londres.
Je suis arrivée sur le projet d’IP5 complètement par hasard. Je venais de finir Nikita (Luc BESSON) au poste de 1ère assistante déco et Jérôme Chalou, directeur de production sur Nikita m’a propulsé sur le film de Jean Jacques BEINEIX, suite au désistement du chef décorateur. Mon entretien avec Jean -Jacques était plutôt timide et réservé. J’étais morte de trouille, après Diva et 37°, je ne pouvais qu’être très impressionné. Il m’a parlé de son projet avec beaucoup de précisons et de sincérité…Il ne me restait alors qu’à faire mes preuves.La difficulté réelle, dont nous avions conscience tous les deux, était le ponton sur lequel Yves Montand devait se déplacer. C’est en grande partie grâce à la confiance que m’a accordée Jean -Jacques que j’ai pu déployer l’énergie nécessaire et ne commettre aucune erreur technique quant à la conception de ce ponton.
Olivier Marchal, pour ce nouveau projet, voulait que les décors du film soient situés en banlieue parisienne.
Le récit, assez sombre nous orientait vers des repérages urbain, modeste, voire délabré, mais l’image finale devait être très « glamour », élégante, raffinée.Pour le siège du SDPJ de Versailles, Olivier Marchal, a validé une ancienne usine située à La Courneuve. Ce lieu improbable, bien que vétuste, dégageait une vraie ambiance cinématographique, et offrait une circulation nécessaire à la narration et aux contraintes de tournage, des espaces me permettant d’intégrer mes décors.Il s’en dégageait une beauté sincère, une âme, une évidence immédiate pour le film.
J’ai entièrement préservé les tonalités et les patines du lieu, pour leurs correspondances aux codes couleurs du film et afin de rester proche d’un certain réalisme.
Les décors construits ont été, de cette manière, raccordés au lieu
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Photos et texte en attente.
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CE SOIR J'OVULE : de Carlotta CLERICI
Avec Catherine MARCHAL, Mise en scène Nadine TRINTIGNANT
Clara est une femme d'aujourd'hui, libre , indépendente . A 35 ans, elle est amoureuse de l'homme avec qui elle vit, et ensemble ils décident d'avoie un enfant. il n'y arrivent pas ....
Clara nous entraine dans son parcours d'aspirante maman. Des rendez-vous chez le gyneco, aux salles d'attente des spécialistes, en passant par les conseils farfelus des copines, Clara connaîtra l'euphorie des premières tentatives, la déception des premiers échecs, les moments de solitudes , de sanglots... Entre dérision et désespoir, elle trouvera malgrés tout, la force de persévérer. C'est qu'elle le veut cet enfant

ARTS ET STARS : 12 octobre 2009
"BRAQUO" tient le telespectateur en respect
Sous-titre en forme d'avertissement : « Les voyous ont changé, la police aussi ». Ajoutons : et la série policière ne sera plus la même après « Braquo ». Diffusée ce soir à 20 h 50 sur Canal+, elle déstructure et refonde le genre. Extrait de l'article. En savoir plus
COMME AU CINEMA.COM SECRET DEFENSE :
Entretien Avec La Décoratrice Ambre Sansonetti.
Comment êtes-vous arrivée sur Secret Défense?
C’est en voyant 36 d’Olivier Marchal que Philippe Haïm a pensé à moi. Ensuite, la lecture du scénario de Secret Défense m’a immédiatement connectée au projet, car le sujet était jubilatoire et surtout extrêmement documenté sur les services secrets français et le terrorisme. Extrait du dossier de presse En savoir plus
STUDIO DECEMBRE 2008 : SECRET DEFENSE
Des décors gris et pour cause, la majeure partie du film se situe dans la banlieue Lilloise ou à Paris, avec un détour par une chatoyante caserne militaire ! Néanmoins, le film nous emmène aussi dans différents pays du Moyen-Orient, source de casse-tête logistique pour la décoratrice Ambre Sanonnetti: "D'un point de vue occidental , tout le Moyen-Orient se ressemble. Extrait de l'article En savoir plus

164, rue du vieux
Pont de Sévres,
92100
Boulogne Billancourt
tél: 06 13 16 63 49
A la fin de ses études secondaires, Ambre SANSONETTI,
essentiellement pour des raisons familiales, doit s'organiser entre les petits boulots, et suivre des études en tant qu'auditeur libre dans des écoles telles que les beaux arts, l'école Boulle,et le Louvre (section histoire de l'art).
A la suite de cette période de formation qui aura duré 4 années,elle décroche un poste d'assistante en architecture intérieure.
Elle cumulera cette activité avec des réalisations de décors pour le théâtre Tristan Bernard et le théâtre de la Bastille.
Armée de son book de théâtre et de dessins personnels, elle prospecte auprès de décorateurs de cinéma.
C'est à l'atelier Fouillet-Wieber, spécialisé dans le décor de films publicitaires qu'elle pratiquera, pendant 3 années, les différentes fonctions que composent une équipe de décoration. Le dessin artistique, le dessin technique, la peinture et les patines des décors, l’aménagement, et la régie d'extérieure.
Sa rencontre avec Monique Annault l'emmènera définitivement dans une équipe de Long-métrage, tout d'abord au poste de stagiaire, puis très rapidement 2e assistante et ensuite 1ère assistante.Elle obtiendra sa carte professionnelle délivrée par le C.N.C (centre National de la Cinématographie).
Jean Jacques Beineix lui offrira l’opportunité de travailler sur son film IP5 au poste de chef décoratrice.
Sa carrière debute, nous sommes en 1991.
Suivront plusieurs années consacrées aux films publicitaires, court métrages, séries TV, quelques longs-métrages, et la création de l'agence D'ART D'ART, design de jeunes créateurs en ameublement qu'elle représente et expose dans une galerie située à la Bastille.
Ambre entreprendra, dans un moment de creux professionnel, des études d'expertises en objets d'Art.
d'artd'art.com:Architecture d'intérieur: Membre FNSAI
ADC:association regroupant les décorateurs de films confirmés qui a pour but d’établir des chartres déontologiques, des codes qualitatifs, une réglementation commune du métier.
LA CHAMBRE CLAIRE:Je m’y arrête régulièrement consulter les magnifiques ouvrages photographiques.
CANDIDA ROMERO:Elle est à l’origine du « Couventu », ancien couvent dans le cap Corse qu’elle a entièrement rénové, et met à la disposition des tournages et des photos.
MURIEL BOURDIN:Graphiste indépendante, passionnée pour ces « grandes lettres » qu’elle met en scène et photographie à l’infini.
Denis GLIKSMAN:Photographe portraitiste et également de paysage, il développe depuis de nombreuses années les nouvelles technologies liées à l’image.
Arnaud TOURANGIN:Arnaud est un jeune scénariste-réalisateur très prometteur.,J'aime beaucoup l'énergie avec laquelle il se consacre à son métier....Foisonnement d'idées et de projets.Viscéralement passionné par le film de genre...Il semblerait que le cinéma français le sente passer bientôt, très bientôt
fabienne DAVID:Fabienne à travaille avec moi sur mes derniers films, elle traduit précisément l'univers que je souhaite donner au film, mes exigences des détails, la précision des couleurs...En un mot, elle me supporte
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